Mercredi 23 septembre 2009

???


une aiguille agile, aiguisée et gracile
venue me rendre visite , un beau matin d'été,
 ma tête a tournoyé ,  tout cessa d'exister
pour devenir mon monde , bâti par ce nu fil.

piquements et frôlements ,titillent mon coeur
transpercé ,épinglé , il craint de se brûler mais ne peut résister
sentiment d'être  ailé , cette flamme lumineuse  attisa son désir
puis elle me délaissa ,pour revenir plus tard ,raviver ses couleurs


depuis qu'il m'a saisi,adieu la torpeur ,j'ouvris  mon cocon
de fil en fil , j'ai avancé, de lien en lien j'ai traversé
une petite passerelle, un pont ,puis un aqueduc ,dans mon dos le passé
j'ai fixé cette ouvrage , le dessin délicat d'une  fleur en bouton .

Communion de  deux gouttes , perdues dans l'océan
hasard ou destiné, ensemble, ils inventent leur propre destinée
ardue est la tache , dur de ne pas s'égarer dans cette mer déchaînée
d'éviter les éclaboussures  de ces flots  agités par la vent

 ces larmes de Vénus ,ce duo  cimenté  ne craint pas Eole
secoués ils l'ont été, mais toujours ont résisté,
leur attache est solide malgré son son fêlé, ce bruit particulier
, cette note leur appartient , de là puisent  t'ils  leur force .

 
Par lilypandette - Publié dans : mes poèmes
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Jeudi 27 août 2009






La chambre tamisée,
désir de  tranquillité ,
seule la nuit peut me hanter  
et me faire divaguer .
Rien ne bouge,
tout est calme.
Le silence m'aspire,
m'enveloppe de ces bras.
Un parfum délicat
m'enserre dans une transe.
Douce ,illusoire,
je plonge dans le noir ;
convoitant la richesse
d'un monde sans limite
rempli de folles d'ivresses,
mes membres s'engourdissent.


Soudain le vent s'éprend,
mugit dans  les pans.
Les rideaux sont happés
par ce vent endiablé
commandant de ces cornes
aux voilages sans âmes
de commencer le bal ;
Enfer et damnation,
de rentrer dans la danse
sans poser de questions.
s'ensuivent les grincements
de cette vieille carcasse,
le sourd craquement des meubles,
la maison en éveil  ,
 les poutres , le lambris
se mettent à siffloter  
une petite symphonie
étrange et éphémère
chuchotements et cris  
s'assemblent à ce  phrasé
apparaissent les spectres
sortis de leur sommeil.
Serais-ce mon esprit  
qui joue à me leurrer  
ou bien une maison  
prête à être damnée?
Toute seule dans mon lit  
je ne fais plus un son ,
m'enfuis sous mes draps,
ignorant tout cela .
Cette pièce macabre
donne son spectacle chez moi !
Je n'ai donc pas le choix :
 "lumière je t'en supplie  
arrête ce manège
fait disparaitre ces êtres  
que tout devienne rêve "

Ma petite  lampe de chevet ,
veilleuse , lampe de torche  
sauve moi de cela  !
Ne me montre pas leurs ombres,
leurs jeux de  magie noire ,
la soie de leur drap  
à demi dans   l'armoire ,
la cachette des cauchemars .
sauve moi de ces plaies ,
allume  ton phare,
éclaire la maisonnée
d'une lumière aveuglante ,
chasse l'obscurité
et tout ce qui me hante.
Par lilypandette
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Mardi 18 août 2009


Je n'ai pas le diabète
je suis diabétique.
Difference n'a t'il pas ?
Vous ne comprenez point?
Elle est pourtant énorme,
je dirais même astronomique .
Je le possède pas ,
lui encore moins .
Nos vies se sont croisées
un beau matin d'été ,
le destin nous lia
le choix nous n'eûmes pas
impossible de couper
cette ficelle invisible
hélas indestructible
qui me relie à lui
qui le relie à moi .
Ansi au fil des mois,
des saisons ,des années,
j'appris à supporter
cette présence inquisitrice,
à former avec lui
une équipe hors pair
près à tous les défis,
guettant l'adversité,
évitant les serres
du rapace aux aguets
perché sur la montagne
attendant un arrêt
pour leur oter la vie
avant qu'il ne franchisse
la muraille de Chine.
Le duo continua,
cette matche n'arrêtant pas
montra que l'existence
n'est pas une errance,
une vie de fantôme
avant le purgeatoire
mais plutôt un challenge
relevant le meilleur
de notre petit coeur.
Il suffit juste d'y croire
de voir que cette union
bien que hors nature
pleine de ratures,
peut remplir nos armoires
de jolis lingots d'or
au lieu de charbons noirs
qui sans cette union
n'aurait pu exister,
et ne seraient restés
que des rêves égarées
sur une île au trésor
perdue , on ne peut l'exhumer .


Je n'ai pas le diabète,
je vis avec cette bête.
Je l'ai apprivoisé
apprenant à le connaître
sans qu'il devienne le maître,
sans que je devienne sa reine.
Gardant notre liberté
sous peine d'étouffer.
Maintenant je me sens plus forte,
moi, cette fille fragile
je brûle de désirs,
comptant les faire vivre
et sentir sur mes cils
les larmes bientôt coulées
d'y être arrivée.
milie_plume
Par lilypandette - Publié dans : mes poèmes
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Lundi 27 juillet 2009





  Sans elle
je suis moi même
sans elle
la vie est belle


pourtant cette nuit
je n'ai su la chasser
elle a lu dans mes pensées
sentie l'angoisse
de mon esprit
elle m'a charmé de ses mensonges
et piétiné avec rancoeur
celle que je prenais pour une soeur
n'était que mensonge ,
un songe  de feu
qui brûlait peu à peu
tous mes rêves ,
mes espoirs , mes envies
ne laissant que colère
dans mon corps amoindri 

sans elle
je suis moi mê
me
sans elle la vie est belle

Cet échec me fait mal
pâle et sale
ce matin
mon miroir le reflète
rappelle son passage
qui n'est pas un mirage
pars de là sale catin !
quitte le nid!
c'est fini,
terminé
m'évertue-je  à crier
dans le fond de ma gorge
abimé par son passage
je t'avais pourtant interdit
de revenir ici


Sans elle
la vie est belle,
sans elle,
je suis moi même


Pas facile pour elle
de disparaître ainsi .
5 ans qu'elle est là,
5 ans près de moi
à chuchoter tout bas
ces choses insensées
capable de me faire voler
pour mieux  me faire tomber.
Cette relation s'achève;
je dicte enfin ma loi.
Elle doit faire ses valises,
dur dur d'être éconduit
mais j'ai bien décidée
d'être maître de mon bateau
et hisser mon drapeau.











Par lilypandette - Publié dans : mes poèmes
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Vendredi 19 juin 2009






Bulles d'air,
bulles de savon,
je les vois s'envoler.
Un ballet aérien 
me libère de mes liens,
ces jolies petits ronds
décollent de la terre,
 aisance  et légèreté
emportés par le vent
frémissant et vibrant .

Elle est une fée ,
ici bas point de conte 
mais sur elle on compte.
Affublée d'une baguette,
elle nettoie ma tête ,
les idées préconçues ,
gomme les ratures ,
souffle sur la poussière,
donne de la verdure ,
à mon jardin en jachère.
De ses doigts de fée 
remet sur les rails 
l'esprit  divaguant .
Elle n'a pas besoin d'ail 
pour faire fuir les vampires
assoiffés de mon sang ,
quelques mots bien placés
les voila en déroute.
ces sangsues damnées
n'ont plus rien à manger ,
pas même une goutte.
Ils n'ont plus qu'à fuir   
vers d'autre contrée ,
chercher une âme égarée.

 




Bulles d'air ,
bulles de savon,
je les vois s'envoler.
Un ballet aérien 
me libère de mes liens,
ces jolies petits ronds
décollent de la terre,
 aisance  et légèreté
emportés par le vent
frémissant et vibrant.


plus de fil à la patte
me voilà bien légère,
le casse tête chinois
habitant  ma tête
ne dicte plus la loi.
Remplacé par un puzzle
facilement assemblable,
un brin de confiance en soi ,
un peu de logique,
beaucoup d'envies ,
le voilà devant moi
en une pièce il est .
Je n'ai plus qu'à le mirer
pour obtenir la clé.
Dans mes mains
cette clé ,
je peux enfin chanter,
écouter le matin
lentement se réveiller ,
me sentir si légère
qu'une petite bulle d'air .










Par lilypandette - Publié dans : mes poèmes
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