Une fée m'est apparue.
Vêtue d'une robe rouge
irrégulière,un peu décousue,
elle agitait nerveusement
de ses exquises jambes
de petites bottines
tout en se balançant
si fort,si vite .
Je perdis haleine.
Cette petite magicienne
créa des étincelles :
une bleue , une rouge,une verte.
Plus rien ne l'importait
à part ses pinceaux .
des cercles se dessinaient
de cette manivelle .
la nature s'emporta
au fil de ses assauts.
Je restai impuissante,
le corps paralysé, frappé d'inertie,
les bras noués, l'esprit obsurcit.
Je ne puis qu' observer
la rue dévastée,
tout partir en fumée.
Une petite fée apparut de nul part,
solitaire, mystérieuse,
magique ensorceleuse,
m'offrit une vie sans fard
vidée de tout son sang.
En support un nuage blanc ,
faisant de moi une créatrice
prête à tous les défis .
Donner mon âme à cette oeuvre,
sans avoir peur,sans craindre l'heure.
Cette rue disparue ,
ce lieu qui jadis sut,
emporta tous ses leurres ,
m'enleva mes vêtements ,
m'ota mes idées ,
mes avis ,mon odeur ,
mon ressenti,mes parures.
Je fus comme un enfant
découvrant la vie.
vierge de présupposé,
sans avis, ni analogie,
sans trace, ni salissure ,
sans influence du passé, ni préjugé pour l'avenir .
Neuf devant chaque être,
neuf devant chaque scène,
brillante de ma candeur :
absente de toute notion
au loin, aucune erreur .
une petite fée apparut de nul part,
solitaire, mystérieuse,
magique ensorceleuse,
m'offrit une vie sans fard
vidée de tout son sang,
En support un nuage blanc ,
faisant de moi une créatrice
prête à tous les défis.
Donner mon âme à cette oeuvre
sans avoir peur,sans craindre l'heure.
Je ne puis que remercier
ce petit être sublime.
un plan de travail poli
libérant mes rêveries,
m'otant mes oeillères ,
mes croyances, mes parois,
me laisssant décider,
être maître de moi ,
faire germer mes graines
et devenir ma reine .