Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 22:44

 

 

 

Une fée m'est apparue.  

Vêtue d'une robe rouge 

irrégulière,un peu décousue,

elle agitait   nerveusement

de ses exquises jambes

de petites bottines  

tout en se balançant

si fort,si vite .

Je perdis haleine.

Cette petite magicienne 

créa des étincelles :

une bleue , une rouge,une verte.

Plus rien ne l'importait  

à part ses pinceaux .

des cercles se dessinaient 

de cette manivelle .

la nature s'emporta 

au fil de ses assauts.

Je restai impuissante,

le corps paralysé, frappé d'inertie,

les bras  noués,  l'esprit obsurcit.

Je ne puis qu' observer

la rue dévastée,

tout partir en fumée.

 

 

 

Une petite fée apparut de nul part,

solitaire, mystérieuse, 

magique ensorceleuse,

 m'offrit  une vie sans fard 

vidée de tout son sang.

En support un nuage blanc , 

faisant de moi une créatrice

prête à tous les défis .

Donner mon âme à cette oeuvre,

sans avoir peur,sans craindre l'heure.

 

 

 

Cette rue disparue ,

ce lieu qui jadis sut, 

emporta tous ses leurres ,

m'enleva mes vêtements ,

m'ota mes idées ,

mes avis ,mon odeur ,

mon ressenti,mes parures.

Je fus comme un enfant 

découvrant la  vie.

vierge de présupposé,

sans avis, ni analogie,

sans trace, ni salissure ,

sans influence du passé, ni préjugé pour l'avenir .

Neuf devant chaque être,

neuf devant chaque scène,

brillante de ma candeur  :

absente de toute notion 

au loin, aucune erreur .

 

 

une petite fée apparut de nul part,

solitaire, mystérieuse, 

magique ensorceleuse,

 m'offrit  une vie sans fard 

vidée de tout son sang,

En support un nuage blanc , 

faisant de moi une créatrice

prête à tous les défis. 

Donner mon âme à cette oeuvre

sans avoir peur,sans craindre l'heure.

 

 

 

Je ne puis que remercier

ce petit être sublime.

un plan de travail  poli

libérant mes rêveries,

m'otant mes oeillères ,

mes croyances, mes parois,

me laisssant décider,

être maître de moi ,

faire germer mes  graines

et devenir ma reine . 

 

 

Par milie_plume - Publié dans : mes poèmes
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 22:57







La chambre tamisée,
désir de  tranquillité ,
seule la nuit peut me hanter  
et me faire divaguer .
Rien ne bouge,
tout est calme.
Le silence m'aspire,
m'enveloppe de ces bras.
Un parfum délicat
m'enserre dans une transe.
Douce ,illusoire,
je plonge dans le noir ;
convoitant la richesse
d'un monde sans limite
rempli de folles d'ivresses,
mes membres s'engourdissent.


Soudain le vent s'éprend,
mugit dans  les pans.
Les rideaux sont happés
par ce vent endiablé
commandant de ces cornes
aux voilages sans âmes
de commencer le bal ;
Enfer et damnation,
de rentrer dans la danse
sans poser de questions.
s'ensuivent les grincements
de cette vieille carcasse,
le sourd craquement des meubles,
la maison en éveil  ,
 les poutres , le lambris
se mettent à siffloter  
une petite symphonie
étrange et éphémère
chuchotements et cris  
s'assemblent à ce  phrasé
apparaissent les spectres
sortis de leur sommeil.
Serais-ce mon esprit  
qui joue à me leurrer  
ou bien une maison  
prête à être damnée?
Toute seule dans mon lit  
je ne fais plus un son ,
m'enfuis sous mes draps,
ignorant tout cela .
Cette pièce macabre
donne son spectacle chez moi !
Je n'ai donc pas le choix :
 "lumière je t'en supplie  
arrête ce manège
fait disparaitre ces êtres  
que tout devienne rêve "

Ma petite  lampe de chevet ,
veilleuse , lampe de torche  
sauve moi de cela  !
Ne me montre pas leurs ombres,
leurs jeux de  magie noire ,
la soie de leur drap  
à demi dans   l'armoire ,
la cachette des cauchemars .
sauve moi de ces plaies ,
allume  ton phare,
éclaire la maisonnée
d'une lumière aveuglante ,
chasse l'obscurité
et tout ce qui me hante.

Par lilypandette - Publié dans : mes poèmes
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 09:44



Je n'ai pas le diabète
je suis diabétique.
Difference n'a t'il pas ?
Vous ne comprenez point ?
Elle est pourtant énorme,
je dirais même astronomique.
Je ne le possède pas,
lui encore moins.
Nos vies se sont croisées
un beau matin d'été,
le destin nous lia
le choix nous n'eûmes pas
impossible de couper
cette ficelle invisible
hélas indestructible
qui me relie à lui
qui le relie à moi.
Ansi au fil des mois,
des saisons ,des années,
j'appris à supporter
cette présence inquisitrice,
à former avec lui
une équipe hors pair
près à tous les défis,
guettant l'adversité,
évitant les serres
du rapace aux aguets
perché sur la montagne
attendant un arrêt
pour leur ôter la vie
avant qu'il ne franchisse
la muraille de Chine.
Le duo continua,
cette marche n'arrêtant pas
montra que l'existence
n'est pas une errance,
une vie de fantôme
avant le purgeatoire
mais plutôt un challenge
relevant le meilleur
de notre petit coeur.
Il suffit juste d'y croire
de voir que cette union
bien que hors nature
pleine de ratures,
peut remplir nos armoires
de jolis lingots d'or
au lieu de charbons noirs
qui sans cette union
n'auraientt pu exister,
et ne seraient restés
que des rêves égarées
sur une île au trésor
perdue , on ne peut l'exhumer.


Je n'ai pas le diabète,
je vis avec cette bête.
Je l'ai apprivoisé
apprenant à le connaître
sans qu'il devienne le maître,
sans que je devienne sa reine.
Gardant notre liberté
sous peine d'étouffer.
Maintenant je me sens plus forte,
moi, cette fille fragile
je brûle de désirs,
comptant les faire vivre
et sentir sur mes cils
les larmes bientôt coulées
d'y être arrivée.


milie_plume

Par milie_plume - Publié dans : poèmes diabéte
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 09:36






 Sans elle
je suis moi même
sans elle
la vie est belle


pourtant cette nuit
je n'ai su la chasser
elle a lu dans mes pensées
sentie l'angoisse
de mon esprit
elle m'a charmé de ses mensonges
et piétiné avec rancoeur
celle que je prenais pour une soeur
n'était que mensonge ,
un songe  de feu
qui brûlait peu à peu
tous mes rêves ,
mes espoirs , mes envies
ne laissant que colère
dans mon corps amoindri 

sans elle
je suis moi mêm
e
sans elle la vie est belle

Cet échec me fait mal
pâle et sale
ce matin
mon miroir le reflète
rappelle son passage
qui n'est pas un mirage
pars de là sale catin !
quitte le nid!
c'est fini,
terminé
m'évertue-je  à crier
dans le fond de ma gorge
abimé par son passage
je t'avais pourtant interdit
de revenir ici


Sans elle
la vie est belle,
sans elle,
je suis moi même


Pas facile pour elle
de disparaître ainsi .
5 ans qu'elle est là,
5 ans près de moi
à chuchoter tout bas
ces choses insensées
capable de me faire voler
pour mieux  me faire tomber.
Cette relation s'achève;
je dicte enfin ma loi.
Elle doit faire ses valises,
dur dur d'être éconduit
mais j'ai bien décidée
d'être maître de mon bateau
et hisser mon drapeau.










Par milie_plume - Publié dans : mes poèmes
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 10:43





Féline , majestueuse
câline et distante
insaisissable majesté
cette princesse orientale
par son pas chaloupé
par  son regard hypnotique
par son allure singulière
sa nonchalance si gracieuse
cette délicieuse séductrice
vous offre à son passage
une  voluptueuse bouffée 
myrrhes et notes ambrées
elle vous ensorcelle
vous ne pouvez qu'abdiquer 
devant tant de beauté
.

Par lilypandette - Publié dans : mes poèmes
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